RDC : après plusieurs années d’alerte, les mangroves de Muanda font l’objet d’une attention particulière

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Après plusieurs années d’alerte sur les menaces et les pressions qui pèsent sur le Parc marin des mangroves, situé à Muanda, dans la province du Kongo central, la situation trouve enfin un écho institutionnel. Le mercredi 2 septembre 2026, le ministère de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle économie du climat s’est penché sur la situation de cette aire marine protégée.

Dans un communiqué rendu public à cette occasion, la professeure Marie Nyange Ndambo a rappelé l’importance de cet écosystème. « Les mangroves, c’est un écosystème spécial, unique. Leur destruction va priver la République d’une richesse en biodiversité incommensurable », a-t-elle déploré.

À l’en croire, les investigations menées auprès des populations locales, notamment celles du village Lemvo, révèlent une réalité complexe. À la suite de leur délocalisation liée aux aménagements du port en eau profonde de Banana, ces communautés se sont vu attribuer un espace de subsistance. Pour répondre à un déficit d’équipements publics, ces populations ont entrepris de déboiser certaines zones afin de bâtir des infrastructures socio-économiques de base.

Toujours dans le même communiqué, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du climat a annoncé la réintégration de ces surfaces dans le domaine public de l’État. Cette mesure s’appuiera sur l’analyse des titres d’octroi pour définir avec exactitude la superficie initiale de l’espace de survie accordé aux populations, ainsi que sur le croisement des données géospatiales actuelles avec les cartes historiques du parc pour identifier précisément les périmètres spoliés. Enfin, un programme de reboisement et de restauration écologique sera déployé sur l’ensemble des terres récupérées.

En 2025, une enquête réalisée dans le cadre du programme “Open Climate Reporting Initiative” (OCRI), avec le soutien de la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO) avait permis de replacer la situation de Muanda dans un contexte plus large. Intitulée « Togo–RD Congo, entre torchères et transhumance, les mangroves sous pression », l’enquête s’intéressait aux différentes formes de pression exercées sur les mangroves dans les deux pays.

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