Le phénomène de l'extrémisme violent et du terrorisme n'a cessé de se développer en Afrique de l'Ouest depuis plus d'une douzaine d'années.

L'approche de la communauté internationale est principalement axée sur une réponse militaire, ce qui risque d'aggraver la crise. En outre, les efforts de développement se sont traditionnellement concentrés sur les principaux centres économiques, laissant de côté les zones rurales et les périphéries des grandes villes, les rendant vulnérables au contrôle des organisations terroristes.

Un rapport récent du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) estime que l'extrémisme violent en Afrique a causé 33 300 décès sur l'ensemble du continent entre 2011 et 2016 seulement. Cela a provoqué des déplacements importants et des besoins humanitaires considérables.

En mars 2017, la tension dans la région du Sahel a atteint un nouveau niveau avec l'annonce que plusieurs organisations terroristes ont uni leurs forces à travers la création de Jama'at Nasr Al-Islam Wal Muslimin (Groupe de soutien à l'Islam et aux Musulmans) en fusionnant plusieurs groupes d'Al-Qaïda basés au Mali: Ansar Dine, Al-Qaïda au Maghreb islamique, Al Murabitoon et Katiba Macina (également connue sous le nom de Front de libération du Macina).

Le groupe a déjà mené un certain nombre d'attaques au Mali, au Burkina Faso et en Côte d'Ivoire. Considérant la facilité d'acquisition des fusils d'assaut en Afrique de l'Ouest, les capacités de recrutement élevées de ces groupes, la faiblesse des appareils de défense et de sécurité des États, la collusion de ces groupes terroristes avec les groupes criminels organisés, les trafiquants de drogue et les autorités locales, ainsi que le contrôle de ressources naturelles, de nouvelles attaques sont redoutées et continueront sans doute à avoir lieu dans la région.

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