Le directeur de publication du journal d’investigation nigérien “L’Événement”, par ailleurs président du Conseil d'administration de la Cellule Norbert Zongo pour le Journalisme d’Investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO), a reçu des menaces de mort sur son smartphone pour avoir repris sur son site un article de « Mondafrique ».

L’article en question révèle, images à l’appui, l’érection à Niamey d’un luxueux palais par Boubé Hima, plus connu sous les sobriquets de « Petit Boubé » et « Style Féroce ». Selon l’article, l’homme d’affaires se serait spectaculairement enrichi depuis l’arrivée au pouvoir du président nigérien, Mahamadou Issoufou (voire :

https://levenementniger.com/niger-le-palais-luxueux-du-trafiquant-petit-boube).

Mécontent de voir son compatriote relayer de telles informations sur sa personne, “le très proche du Président Issoufou” a envoyé des messages écrits directement sur le téléphone du journaliste, le menaçant de mort.

La CENOZO condamne avec la plus grande fermeté cet acte d’un autre siècle et interpelle la justice nigérienne qui a déjà enregistré d’ailleurs la plainte de notre confrère. Elle lance un appel aux autorités politiques nigériennes afin que des dispositions soient prises pour assurer la sécurité de notre confrère ainsi que celle de tous les journalistes nigériens dans l’exercice de leur métier.

La CENOZO appelle à la vigilance de tous ses membres et des défenseurs de la liberté de presse et d’expression, à la mobilisation pour défendre la liberté de presse et d’expression et à faire barrages aux desseins funestes des trafiquants de toutes sortes qui veulent par tous les moyens couvrir leurs actes du silence.

Parce que personne ne peut mieux relater les faits en Afrique de l’Ouest que les journalistes de l’Afrique de l’Ouest, faites entendre votre voix! 

Vive le Journalisme d’Investigation.

 

Le Secrétaire général,

Boureima OUÉDRAOGO