Ce sont 23 productions, toutes inédites, qui touchent à plusieurs secteurs de la vie économique et sociale dans nombre de pays de la région ouest-africaine. Elles vont des questions foncières aux investissements frauduleux dans les infrastructures, des trafics et contrebandes transfrontaliers au scandale sans fin des importations de produits alimentaires, du blanchiment de capitaux dans le secteur lucratif de l’immobilier aux contre-performances économique des Etats, etc. Et cette liste est loin d’être exhaustive.   

Ce travail de fond est le résultat de plusieurs semaines et mois d’enquêtes parfois très difficiles à cause des contraintes et obstacles divers dressés sur le chemin des journalistes. Après l’épisode de haute facture marqué par les « West Africa Leaks » (voir sur le site www.cenozo.org) en mai 2018, ces nouvelles enquêtes vont contribuer à donner une plus grande visibilité aux journalistes impliqués. Elles vont aussi et surtout attirer l’attention des pouvoirs publics nationaux sur des problématiques majeures auxquelles les Etats africains et les sociétés civiles locales doivent faire face.

Entre corruption, détournements de biens publics, délinquance fiscale, manque de transparence dans les marchés publics, extension du crime organisé, trafics locaux et transnationaux, des pays africains se trouvent pris au piège de phénomènes mafieux pour lesquels les moyens de lutte n’existent pas toujours. Dans ce cadre, le rôle de la presse devient capital en termes d’alerte et de dénonciations documentées de délits présumés. Mais pour y arriver, les journalistes ont besoin de plus en plus de formation et de mise à niveau dans des matières qui leur permettent d’enquêter mieux et de façon plus efficace. D’où la place essentielle que Cenozo accorde à la formation continue de ses membres, à travers notamment Internet, les outils technologiques et numériques, le journalisme de données, etc.