Principal suspect dans l’assassinat de notre confrère Norbert Zongo, le 13 décembre 1998, François Compaoré sera bientôt extradé vers le Burkina Faso. En effet, le gouvernement français a autorisé l'extradition du frère cadet de l’ancien président du Faso le Pays des hommes intègres.

Le jeudi 5 mars 2020, le ministère de la Justice burkinabè a rendu publique le décret ministériel signé par Anne Guedamour, une collaboratrice de la garde des Sceaux française, Nicole Belloubet. 

La Cellule Norbert Zongo pour le Journalisme d’Investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO) se réjouit de cette avancée historique dans ce dossier. 

Pour la CENOZO et tous les combattants de la liberté d’expression au Burkina Faso comme partout en Afrique de l’Ouest, l’heure de la Justice n’est plus loin. Même si selon certains médias l'avocat de François Compaoré, Maître François Henri Briard, a laissé entendre que son client n'a toujours pas été notifié de cette extradition. 

Celui-ci prévoirait déjà d'attaquer le décret ministériel devant le Conseil d'État. 

Une démarche qui n'empêche pas théoriquement l'extradition de François Compaoré, nonobstant le fait que dans la pratique, l'usage veut que la justice française n'extrade pas tant que tous les recours n'ont pas été épuisés. 

La CENOZO reste convaincu qu’un jour - et celui-ci n’est plus loin- toute la lumière sur cet odieux assassinat sera faite et François Compaoré devra répondre de son forfait. C’est pourquoi la Cellule salue cette décision de la Justice française et appelle tous les combattants pour la liberté de presse et d’expression à maintenir la pression afin que le frère cadet de l’ancien président burkinabè soit présenté devant les tribunaux du Faso.

 

Moussa Aksar, 

Le Président du Conseil d’administration