D’après sa présidente, Ramatoulaye Gadio Agne, «on constate une faible appropriation de la loi qui (les) place pourtant dans la catégorie des assujettis, les obligeant ainsi (…) à déclarer à la Centif les transactions suspectes, former leur personnel…» En outre, «les acteurs issus de diverses professions ne sont pas au même niveau de compréhension de leurs obligations

Ses propos sont confirmés par l’inspecteur général d’Etat Ngouda Fall Kane, un de ses prédécesseurs à la tête de la Centif. La législation actuelle n’est pas toujours conforme aux recommandations du GAFI (ndlr : Groupe d’action financière contre le blanchiment, l’organisme qui édicte les normes de lutte contre le blanchiment de capitaux au niveau mondial), souligne-t-il. «Le soupçon de blanchiment dans le secteur de l’immobilier n’est pas facile à sérier si les notaires, experts comptables et autres ne collaborent pas», avertit Ngouda Fall Kane. «Il y a toujours un délit ou un crime sous-jacents que les analystes de la Centif peuvent déceler dans le processus de la déclaration de soupçon qui est le pivot du système Lbc