Les contrôles inopinés, qui auraient pu identifier les produits alimentaires dangereux pour la santé des consommateurs, ne sont pas systématiques, à en croire le directeur général du Contrôle économique et de la Répression de la fraude au ministère du Commerce (DGCRF), Komikiyoba Nalkessé. Selon lui, tant qu’une plainte n’est pas formulée par une tierce personne, la DGCRF ne peut intervenir. «Quand un produit fait l’objet de plainte, nous vérifions si l’importateur à respecter les critères de son importation, les dédouanements, les documents préalables, les normes de qualité…», indique M. Nalkessé.

«Le ministère de la Santé, quant à lui, ne peut intervenir que s’il y a une intoxication avérée ou une plainte liée à un produit donné», confie le Dr Abdoulaye Gueye. Ce qui pourrait s’apparenter à la situation où le médecin arrive après la mort du patient.   

Un dispositif interministériel pour une vigilance plus accrue, en ce qui concerne l’entrée des produits alimentaires au Burkina manque sur le terrain. Il y a aussi une sorte de vide juridique et institutionnel pour la gestion des cas de produits non conformes aux normes. A cela s’ajoute le manque de sévérité dans la répression de l’importation frauduleuse des produits alimentaires.